23/10/2018

Direction le Far-Ouest 🇺🇸

En 10 jours, on en a fait des kilomètres, en voiture et à pieds ! Nous quittons tout d’abord le Wyoming pour le Colorado puis rapidement l’Utah, où 5 parcs nationaux nous attendent : Arches, Canyonlands, Capitol Reef, Bryce Canyon et Zion !


Pour notre première journée de descente le sud, nous avons choisi la route de Rock Springs. Cela nous fait éviter Salt Lake City et on traverse des paysages moins fréquentées. Nous longeons les montagnes toute la matinée, puis descendons d’immenses plateaux. Le passage d’un plateau à l’autre se fait par de longues routes tortueuses. On se retrouve dans des canyons encaissés aux couleurs variées. Plus nous descendons vers le sud, plus les paysages ressemblent au far-ouest des films. Et moi, me font penser à mon voyage aux États-Unis avec ma maman, ma sœur et Klarimode ! J’avais 15 ans et la chaleur m’avait rendue malade tout le voyage... Là, on est loin des 50 degrés mais le soleil nous accompagne quand même ! Tant mieux car c’est l’objectif : descendre au sud pour retrouver des températures plus propices aux nuits en tente. Petit coup de stress en passant un col quand la neige se met à tomber...


Nous utilisons à nouveau une technique qui a bien fonctionné pour le moment : dormir dans le camping d’un parc d’état, à côté du parc nationnal. Après un super coucher de soleil, il fait nuit noire quand nous arrivons dans la Rabbit Valley. La belle route s’arrête d’un coup sur un chemin en terre entre deux gros cailloux. Le mode 4x4 est apprécié pour atteindre un emplacement qui a l’air sympa. Le matin, c’est la surprise : la roche jaune nous a dessiné une œuvre d’art tout autour du camping pour notre plus grand plaisir :)


Dès la tente emballée et le petit déjeuner englouti nous prenons la direction du parc des Arches en longeant le fleuve Colorado. Le canyon se creuse autour de nous, la vallée est de plus en plus encaissée. La roche est maintenant d’un rouge éclatant ! Le route touristique traversant le parc est parsemée de formations rocheuses évoquant des animaux et personnages endimanchés ... On laisse libre cours à notre imagination pour s’approprier ce qui est appelé ici des Hoodoos ! Nous profitons de ces spectacles de la nature jusqu’au coucher du soleil. La soir, c’est la galère pour trouver une place pour la tente dans un camping. On atterrit dans l’ « overflow » du dernier camping de la vallée. Pour ajouter un peu de piment à la soirée, nous avons testé une soupe lyophilisée achetée aux USA. En plus d’être uniquement en paquets pour 8 personnes, le goût est plutôt spécial ! Plus de soupe cheddar-patate pour moi, c’est certain...





Le matin, on se réveille tôt pour aller prendre un petit déjeuner dans un café de Moab. Soit il était trop tôt, soit l’accent du sud est plus délicat à déchiffrer. Toujours est-il que la commande du chocolat chaud et de la salade de fruits a été compliquée ! Aujourd’hui nous visitons le parc Canyonlands. Avant de s’y rendre, on fait un détour par le parc d’état du Dead Horse. Nous sommes à des centaines de mètres au-dessus du Colorado. À nos pieds, un précipice vertigineux ! Le nom de cette sorte de péninsule canyonnesque vient de l’ancien usage de l’endroit. Les cowboys y bloquaient les chevaux sauvages sur des plateaux en créant des barrages sur la partie étroite. Après avoir fait leur choix, la légende dit qu’ils laissaient le barrage et donc mourir de soif Ceux qui ne leur étaient pas utiles... Les paysages gigantesques du parc Dead Horse puis Canyonlands sont à couper le souffle. On s’y promène sur les sentiers rouges, blancs ou jaunes. Certaines zones sont mêmes vertes. Comme si il s’agissait de bronze oxydé. Il semblerait que ce soit en fait du sel !




Le soir de cette journée bien chargée, on fait route vers le parc du Capitol Reef. Dans le fast-food où nous faisons halte, on rigole de l’accent prononcé du serveur en mode cowboy. On compatit quand même un peu quand il nous regarde, désespéré, pendant qu’une dame chinoise lui répète pour la dixième fois sans modifier une syllabe sa commande ! Capitol Reef, c’est un parc tout en longueur. Une partie est traversée par la rivière Fremmont. Cela ressemble vraiment à une oasis dans un milieu désertique. Une partie nommée la Fruita est un verger accessible en auto-cueillette, comme nos pommes québécoises ! En arrière-plan, on aperçoit quand même des montagnes enneigées. En y passant la journée, on continue de s’émerveiller des paysages grandioses que la nature peut former. À cela s’ajoute, encore, des superpositions impressionnantes de couches géologiques aux couleurs variées.




L’étape prévue du soir est Escalante. Pour s’y rendre, on traverse les montagnes blanches et des canyons arides. Par endroits, la route se retrouve entourée précipices des deux côtés... Il faut serrer les fesses ! Une nouvelle fois, le coucher de soleil est magnifique sur le lac auprès duquel nous campons. On y rencontre un couple du Montana (aparté : l’état où ils habitent est toujours un sujet de discussion pour les américains rencontrés, un peu comme le métro pour les parisiens !). Ils nous recommandent une marche à faire absolument à Zion ainsi qu’un camping en périphérie du même parc. Nous avons suivi leurs conseils et leur en sommes bien reconnaissants. Mais avant Zion, on passe une journée au Bryce Canyon.


La météo prévoit une levée du brouillard pour 15h au Bryce Canyon. Les paysages sont d’autant plus mystiques avec la brume. Niveau Hoodoos, on est servi ! L’amphithéâtre du canyon est un labyrinthe de formations rocheuses où des portes ont été taillées dans la roche pour laisser passer les sentiers. Certains de ces chemins remontent assez violemment du fond du canyon. C’est le cas de Wall Street qui porte bien son nom ! Les parties encore enneigées font perdurer l’ambiance mystérieuse une fois la brume levée.





On est toujours dans l’Utah et nous n’avons pas arrêté de nous déplacer en voiture. Il est temps de se poser et de ne plus toucher la voiture pour 3 jours à Zion. On a suivi le conseil du couple rencontré à Escalante pour le camping. Ça a l’avantage d’avoir des douches ET de ne pas afficher complet 6 mois avant ! Par contre, on est serrés... Cela nous permet de mieux découvrir les feux de bois à l’américaine et leur doux fumet au pétrole !



Zion, jour 1 : craignant les foules, on se lève à 6h45 pour attraper l’une des premières navettes (le parc n’est pas accessible autrement et c’est top !). On commence directement par du solide : Angel’s Landing. Une heure de montée abrupte (on est contents de le faire à la fraîche). Jusque là normal... C’est après que ça devient drôle ! Fini le sentier, le reste de la rando se fait à flanc de roche en se tenant à une chaîne. Les passages sont (à nouveau) vertigineux ! On est entourés par le vide et croiser d’autres personnes peut être très compliqué. Les panneaux du début annoncent la couleur : 8 personnes sont décédées depuis 2004 sur ce sentier. La vue est époustouflante mais le plus impressionnant reste le sentier en lui-même. Je laisserai Médy faire sans moi la fin du chemin, mes jambes tramblent déjà bien assez de l’effort et de la peur du vide ! On pense faire un autre petit sentier pour finir la journée, mais il s’avère fermé à cause d’éboulements de roche. On se décide pour l’Observation Point, qui surplombe le circuit du matin. Il passe aussi par des canyons et falaises magnifiques.




Zion, jour 2 : on part encore plus tôt pour récupérer le matériel d’exploration des Narrows. Chaussures et pantalons d’eau, bâtons pour s’assurer de la profondeur, on fera ici une de nos plus belles randonnées. L’aventure se corse au fur et à mesure. Après 1h de marche, nous nous sentons seuls dans le canyon. Le bruit de l’eau, les grandes paroies qui nous suivent mais changent à chaque virage, les parcelles verdoyantes et l’effort d’avancer contre le courant, c’est vraiment envoûtant.




Le troisième jour, on prend la navette de 8h30 et c’est pas si mal ! On sera même seuls presque 15 minutes pour observer la petite mais très jolie cascade des Emerald pools.


C’est l’heure de quitter Zion pour la Death Valley. Une après-midi entre les montagnes, les deserts, le contournement de Las Vegas, qui se termine par un magnifique coucher de soleil sur la Death Valley. Il fait 29 degrés quand on traverse la partie sous le niveau de la mer. On est bien. On sent la sécheresse sur nos lèvres, la poussière dans le nez. Ce sera le cas jusqu’au lendemain. On comprends mieux quand on voit la quantité de sable soulevé par le vent ! Car certaines parties de la vallée sont en fait des dunes de sable.




Sur la route des parcs Séquoia et Kings Canyon, on longe d’immenses champs de panneaux solaires puis d’éoliennes, puis de puits de pétrole et pour finir d’orangers. La monoculture à perte de vue. On s’arrête quand même prendre quelques oranges chez un monsieur qui nous fait goûter la friandise du coin. Ça ressemble au nougat en meilleur et qui colle moins aux dents, il n’en faut pas plus pour nous convaincre !


Au Séquoia parc, on fait la rencontre du Général Sheerman, l’arbre le plus lourd du monde ! Comme le camping de ce parc est en « first-come first-served » et qu’il reste de la place, on passe la nuit entre de grands arbres. Le lendemain, on est encore plus émerveillés lors de notre promenade vers le général Grant à la fraîche! Le canyon des rois nous impressionne aussi. Et c’est à la fin d’une ballade, depuis notre table de picnic, que nous faisons la rencontre d’un ourson et de sa maman. En 10 secondes, la table est rangée. Et c’est une fois que la nourriture est en sécurité que nous revenons les observer. Le petit a l’air de s’amuser en cherchant les glands au sol. Sa mère se nourrit aussi mais jette un œil vers nous de temps en temps... Ils n’ont pas du tout l’air de craindre les humains.





Nous les laissons tranquilles pour rejoindre Yosemite ! On entre dans le parc par un tunnel qui débouche sur un immense panorama, comme une mâchoire de géant avec chaque dent correspondant à une montagne. Nous avons pu y réserver 2 nuits : c’était le dernier emplacement libre (réservation faite plusieurs jours avant, on ne se fait plus avoir) et il est parfait ! Notre tente fait face à l’une des dents, à côté de la rivière, isolée des voisins... tout ce qu’il nous faut ! On se lève tard pour partir à la conquête des montagnes. Ici, les piverts on le dos aussi bleu que des morphos. C’est une belle journée où 2 cascades nous enchantent !



🐻 Côté animaux, le compte est :
  • 100aines de chevreuils / biches / bambis à moins de 10 mètres
  • 100aine de dindons sauvages
  • 4 castors
  • 2 marmottes
  • 5 orignaux
  • 4 ours noirs
  • 100aines de chipmunks
  • 100aines d’écureuils
  • 100aines d’outardes
  • 1 chouette
  • 4 serpents
  • 50aine de piverts 
  • 6 ratons laveurs
  • 10aine de grues du Canada 
  • 100aines de chiens de prairie
  • 100aines de bisons
  • 1 loup (rectification car en fait, le second à Yellowstone était sûrement un coyote)
  • 1 coyote
  • 50aine de wapitis 
  • 100aines d’antilopes d’Amérique 
  • 10aine de mouflons
  • 1 pygargue 
  • 100aines d’oiseaux petits et gros non identifiés 

12/10/2018

2 mois de voyage 📌

Nous en sommes à 2 mois depuis le départ. On en profite toujours autant ! Ce deuxième mois, nous l’avons uniquement passé sur le sol nord-américain. Après nos déboires pour obtenir les visas chinois, le road trip à l’américaine a pu commencer.

💰 Les dépenses ont légèrement augmenté après les achats de vêtements chauds pour l’hiver en Russie. La première partie de la location de la voiture a été débitée après un mois. Au quotidien, nous avons donc dépensé en moyenne 140 € soit 8500 € au total. L’objectif étant de 100 € par jour sans compter la voiture de location, on est plutôt bon.

🚙 Ce ne serait pas un road trip sans kilomètres ! Au total, nous en sommes à 15 600 km. Nos dos tiennent le coup. Parfois, quand il s’agit de rouler toute une journée, des étirements sont nécessaires.

👣 Après les super randonnées islandaises et de la côte est du Canada, on essaye de garder le rythme. Avec des journées entières sur les routes américaines, c’est dur de garder la même moyenne ! Au total, nous en sommes à 693 km parcourus à pieds.



🐻 Côté animaux, le compte est :
  • 100aines de chevreuils / biches / bambis à moins de 10 mètres
  • 60aine de dindons sauvages
  • 4 castors
  • 2 marmottes
  • 5 orignaux
  • 2 ours noirs
  • 100aines de chipmunks
  • 100aines d’écureuils
  • 100aines d’outardes
  • 1 chouette
  • 4 serpents
  • 10aine piverts 
  • 6 ratons laveurs
  • 10aine de grues du Canada 
  • 100aines de chiens de prairie
  • 100aines de bisons
  • 2 loups
  • 50aine de wapitis 
  • 100aines d’antilopes d’Amérique 
  • 10aine de mouflons
  • 1 pygargue 
  • 100aines d’oiseaux petits et gros non identifiés 


08/10/2018

Yellowstone et Grand Teton 🇺🇸

C’est parti pour le fameux parc Yellowstone ! On décide de réduire les miles à parcourir en une journée en s’arrêtant dans la forêt nationale du bighorn (mouflon). En s’élevant dans ce massif montagneux, on passe au dessus des nuages juste avant le couché du soleil. Le camping rustique/gratuit où nous posons la tente est au fond d’une jolie vallée ou coule un petit ruisseau. La température est de -2 degrés, on enfile nos sous-couches en laine de mérino pour la première fois ! Aucune perte de membre n’a été à déplorer, la nuit s’est bien passée. Estelle a quand même utilisé pour la première fois ses chaufferettes, une à chaque pied (correction par Estelle : c’était une à 23h, une à 3h).


Le mercredi, après un thé chaud, nous reprenons la route enneigée pour Yellowstone. La température oscille entre -2 et 3 degrés. Les premières vallées du parc sont faites d’une palette entière de teintes de jaunes, c’est magnifique. Bien sûr, quand il pleut/neige, c’est tout gris ! En arrivant, au bord du lac Yellowstone, on aperçoit des fumeroles au loin. Ça y est, on est bien dans la caldeira !



En remontant vers le canyon, on rencontre un loup. Il urine sur un buisson comme un chien, c’est un mâle ! Dans la rivière, des oies plongent la tête dans l’eau à contre-courant. On les imagine ouvrir le bec en attendant que leurs proies y soient piégées.


La température annoncée pour les deux nuits à venir est de -8 degrés ❄️. C’est au-delà de nos capacités, on a bien fait de réserver un B&B en bordure du parc. Nous aurons la Bison Room ! Un mur entier de la chambre est recouvert d’une fresque de bisons et une peluche de bison trône sur le lit ! En s’y rendant, ou voit des troupeaux entiers de wapitis. Ils broutent tranquillement dans les plaines le long des rivières.

Comme on veut profiter de la journée et augmenter nos chances de croiser des animaux (qui sont plus visibles le matin ou le soir), on quitte tôt notre « Bison Room ». Réveil à 6h, c’est pas facile ! Notre première surprise, c’est la neige : les montagnes sont blanches même si les plaines restent jaunes. On fait rire les américains avec nos lancers de boules de neige fraîche ⛄️ !



Les Wapitis sont toujours là, à grignoter l’herbe qui dépasse de la neige. On croise aussi des pêcheurs à la mouche dans la Madisson River (grosse pensée pour Mathieu !). La circulation est ensuite ralentie par un premier bison couvert de neige, puis par un troupeau entier. Les gros bisons protègent les petits et grognent. On ne fait pas les fiers la vitre ouverte !



Le soleil fait une longue apparition pour nous accompagner au nord du parc. Entre cascades et piscines fumantes, la neige illumine notre route. Un grand reine se laisse regarder batailler avec les buissons et une pigargue fait un piqué impressionnant à quelques mètres de la voiture. Malgré les balades, nous ne croisons ni ours noir ni grizzli. C’est peut-être parce qu’on sifflote pour ne pas les surprendre ! Ou alors nos yeux ne sont pas suffisamment aguerris... Au pied d’un arbre figé par une irruption volcanique il y a 50 millions d’années, une ranger vient discuter avec nous. Elle nous dit au revoir avec un « drive safe on ice » qui nous fait rire vu le soleil. On la comprend un peu mieux quelques heures après en passant un col complètement enneigé ! Au sud, les cerfs de virginie sont nombreux, l’une deux s’aventure même sur les sentiers aménagés du Thumb Geyser Basin.








On remonte vers notre chez nous en s’arrêtant au Old Faithful Geyser. On ne s’est pas renseignés sur les irruptions prévues. Après un grand tour plein de fumée et de piscines naturelles aux multiples couleurs plus ou moins bouillonnantes, pas mal de monde est arrivé. Ils semblent attendre quelque chose. Par -1, c’est suspect. Il va faire nuit, mais on décide de voir ce qu’il va se passer. C’est un geyser qui dure 4 à 5 minutes, avec des poussées de 25 à 30 mètres. Il est bien différent de celui vu en Islande ! On se sent chanceux de l’avoir vu !


Le lendemain, on quitte la chaleur de notre grand chalet un peu plus tard que la veille. L’hôte nous dit au revoir avec un « stay warm ! » - always 😉 ! C’est un samedi, week-end de thanksgiving. On sait qu’il va y avoir du monde mais rien ne nous fait peur ! Il fait si froid que les grandes piscines naturelles fument à plein pot ! On a la chance de voir un second geyser, plus fin car sortant d’un cône ! Les piscines et minis volcans autour bouillonnent et fument à fond avant et pendant l’irruption !




On mange nos dernières provisions avant de descendre au parc Grand Teton. Oui, vous avez bien lu, d’ailleurs il y a aussi une coline nommée Gros Ventre dans le coin ! Le parc est juste au sud du Yellowstone, le panorama est grandiose sur toute la route. La chaîne du Grand Teton résulte du chevauchement de deux plaques continentales. La route que nous empruntons se trouve dans l’immense plaine aux pieds des montagnes. Les couleurs sont de nouveau fantastiques. On y fait la rencontre de nombreux cerfs de virginie, bisons et antilopes d’Amérique et ... d’au moins 4 orignaux ! Le premier, le soir, sur le chemin de notre auberge. Avec ses grand bois, il s’est approché de nous en grignotant les herbes hautes. C’était fou, même si on n’était pas tous seuls ! Le soir, on s’offre une pizza à la table de deux américains très sympathiques. Ils sont tombés amoureux du côté français de l’île Saint Martin (pensée aux rencontres guyanaises).







On vous écrit tout ça depuis notre 4x4 qui nous mène au parc nationnal Arches. On a longé les Rocheuses sous le soleil ce matin. Dans l’après-midi, le ciel s’est couvert. Nous atteignons rapidement la température à laquelle la pluie devient neige 🌨 . Les antilopes et les cerfs continuent de nous regarder passer malgré le froid. On quitte le Wyoming pour entrer dans l’Utah par la Ashley Nationnal Forest qui est couverte de neige. Pourtant on va vers le sud et les arbres n’ont pas encore perdu toutes leurs feuilles...