15/11/2018

Deux semaines en terre du milieu 🇨🇳

En quelques heures d’avions, changement de paradigme ! Nous quittons la première puissance mondiale aux gros bras pour rencontrer sa rivale aux milliards de petits bras. Au passage, nous survolons des zones glaciales terres de volcans encore fumants. Par la même occasion, avec le jeu des fuseaux horaires, nous perdons une journée de notre vie ! Soit le 31 octobre où nous nous sommes levés vers 5h soit le 1er novembre où nous sommes couchés vers minuit après une 15aine d’heures de vols et correspondance...


Nous ne sommes pas sur un pied d’égalité pour cette visite en Chine. Médy y a passé deux mois au cours de l’été 2010 et a donc quelques images en tête. Estelle n’y a jamais mis les pieds mais a quelques représentations issues des récits de son entourage. Le vendredi 2 novembre, nous préférons nous promener tranquillement en évitant les lieux trop touristiques. Les rues sont particulièrement calmes, on sent que l’automne est là. L’air est légèrement frais et on aperçoit quelques trous de ciel bleu au travers des nuages. Les klaxons sont rares et le traffic plutôt calme avec une majorité de scooters électriques. Nous déambulons calmement dans les Hutongs en refusant de temps en temps les propositions de transporteurs à vélo.


Premier essai de l’alimentation chinoise à un comptoir de la rue piétonne. Une soupe de nouilles aux légumes pour Estelle 🍲 et un saint-pierre aux herbes pour Médy. Notre voisin de table nous fait un sourire et approuve nos choix. C’est très fort mais très bon également ! On adoucit tout ça avec des churros au coulis de chocolat. Nous terminons la journée avec l’escalade de la colline surplombant la cité interdite. Un aperçu de l’immense complexe impérial que nous visiterons le lendemain. La nuit tombe rapidement, autour de 18h. Ça tombe bien, on a encore besoin de se reposer.



Nous rejoignons la cité interdite par l’entrée principale au sud. Heureusement que nous avons pris nos passeports, le contrôle de sécurité au niveau de la place Tienanmen scane toutes les pièces d’identité. Nous en avons aussi besoin pour acheter les billets pour la cité interdite. Pour aller de la place à l’entrée de la cité, la foule nous porte. Sur le pont nous passons entre les militaires à lunettes noires. On sent qu’ils ne rigolent pas ! Une fois entrés, comme tout est immense, on peut facilement se séparer de la foule. On la retrouve au moment du repas dans une grande cantine. Le menu nous plait beaucoup quand même : le riz accompagné de champignons ou poulet est très bon. Après quelques allers/retours à l’est puis à l’ouest, on se retrouve coincés à l’heure de la fermeture. Les chinois qui ferment les grandes portes sont sec pour faire faire demi-tour à la bande de jeune devant nous. On comprend qu’on ne pourra pas sortir par là... Tant pis, on marche un peu plus pour prendre le metro en direction du parc du temple du ciel. L’ambiance y est paisible. Les arbres aux couleurs d’automne sont bien alignés, même si quelques indisciplinés ont été conservés. Estelle convainc Médy de partir en direction d’un restaurant de nouilles sautés conseillé par le guide. On ne le trouve pas (comme Médy se doutait) mais on tombe sur un quartier très sympa. Pas de vendeurs ambulants, mais plein de boutiques proposant des fringues, de la nouriture, des brochettes de fruits sous gelée brillante,... on se décide pour une sorte de kebab : viande à l’oignon et à la coriandre et pain au sésame. C’est encore un délice.




Le dimanche, nous choisissons de visiter un quartier entièrement dédié à l’art moderne chinois. C’est un ancien site industriel qui a été transformé en galeries d’art, boutiques design et fresques ou sculptures démesurées. L’ambiance est paisible mis à part la course de voitures de sport dans le labyrinthe de cuves et machines bizarres. On y croise principalement la jeunesse pékinoise avec de fortes influences occidentales. On y croise aussi un policier 👮‍♂️ discutant avec deux dinosaures 🦖 et des vaches patriotes. Avant de rentrer, nous faisons un détour par la cité olympique avec son fameux stade en forme de nid d’oiseau.







Le lundi, il est temps d’aller faire un tour sur cette muraille de Chine entre Gubeikou et Simatai. Estelle est déçue d’apprendre que le fait qu’on la voit depuis la lune est une intox mais l’excitation est quand même là ! Nous arrivons à notre auberge en milieu de journée après quelques déambulations dans le village pour en trouver l’entrée. Cela nous laisse le temps de poser nos affaire et d’aller se promener un peu avant le coucher de soleil. L’auberge est superbement décorée avec un hôte parlant parfaitement anglais d’une manière très douce. Les douches sont chauffées, les cuvettes des toilettes aussi. Dans le salon/salle à manger il y a une fontaine d’eau filtrée, une belle bibliothèque, des sièges en cuir ultra confortables et la nourriture servie est excellente. On a y d’ailleurs abandonné le livre Dulmaa « prêté » par Rachel pour en faire profiter les prochains visiteurs francophones.



Malgré le court passage de la veille sur la muraille, la visite principale est pour le mardi. Près de 20 km de marche sur des tronçons dans des état de restauration variables. On doit même en contourner une partie se trouvant dans une zone militaire. L’un des deux soldats nous adresse la parole pour le plus grand stress d’Estelle. Celui-ci veut simplement pratiquer son anglais et s’avère très gentil. Il termine par un « have a safe travel » parfaitement adapté ! Les paysages sur la muraille sont superbes. Celle-ci longe la crête à perte de vue. Sa construction a été ordonnée pour protéger l’empire des invasions mongoles par le nord. Nous croisons peu de monde. C’est certain, on est bien en basse saison ! La seule perturbation pourrait être le doux son des messages de sécurité sur les haut-parleurs des zones restaurées le plus récemment. Le soir, nous dînons entre trois américains. Le premier en stage pour une entreprise française à Singapour et les deux autres biologistes/chimistes en visite après une conférence océanographique à Beijing.



Nous nous dirigeons vers la capitale en milieu de journée le mercredi car le soir, nous partons pour Xi’an en train couchette. Dans le train, nous partageons le compartiment avec deux jeunes gens. Le premier est manager commercial pour des équipements sportifs. Il a à cœur de pratiquer son anglais et c’est très agréable d’échanger avec lui. La seconde est une dame très discrète que l’on n’entendra pas dire un mot du voyage. Après ces 14h de train, une journée et demie de repos sont obligatoires pour cause de problème digestif de Médy.


C’est donc seulement le vendredi soir que nous reprenons les visites avec les imposantes tours de la cloche et du tambour. Comme il fait nuit, les illuminations sont impressionnantes. On retourne à l’auberge en traversant le quartier musulman et les rues piétonnes débordant de vie et d’animation. Les odeurs de nourriture chinoise ne retournent pas le ventre de Médy, c’est bon signe ! Le lendemain, il est temps de visiter l’armée des soldats en terre cuite de l’empereur Qin. Cette armée a été enterrée là environ 200 ans avant notre ère et devait protéger l’empereur dans l’au-delà. Elle est constituée de plusieurs milliers de fantassins, archers ou chars tractés par des chevaux taille réelle. Tous en terre cuite peinte et équipés d’armes. Les fosses sont immenses et la foule nous laisse quand même des espaces pour profiter du spectacle. On se rend ainsi compte que chaque soldat a un visage et une coiffure différents. Leur posture, leur corpulence est également propre à chacun. C’est troublant de réalisme !



Nous passons le reste de la journée à nous promener en ville. Le quartier musulman est toujours aussi animé. La grande mosquée de Xi’an est intéressante par son style complètement chinois. Des gravures en arabes sont quand même visibles par endroit. L’endroit est paisible, c’est agréable. On traverse ensuite le « souk » pour se diriger finalement vers la grande pagode de l’oie sauvage. Cette pagode en briques/pierres a été construite plus de 1000 ans auparavant et est entourée de parcs. À la tombée de la nuit, tout est éclairé. Ce n’est pas super cool pour la pollution lumineuse mais c’est très joli et poétique !



Dimanche, retour à Beijing, notre auberge nous attend. Pour ce trajet, nous choisissons le train express qui ne met que 6h pour parcourir les milliers de kilomètres. Le TGV est moderne avec ses écrans qui affichent la vitesse instantanée. Le maximum atteint est de 308 km/h !

Il nous reste deux jours à passer à Beijing avant de prendre le transmongolien. Pour commencer, réveil aux aurores pour faire l’ouverture du zoo et kiffer les pandas tout seuls. C’est réussi, nous sommes en tête à tête avec les nounours. Fidèles à eux mêmes, ils manient le bambou avec une dextérité gourmande. Nous quittons la zone quand le premier groupe d’américains débarque en braillant. On se promène encore quelques heures parmi les animaux avant de retourner à l’hôtel se reposer. Le soir, nous allons au marché de nuit de Donghuamen. On y déguste quelques roulés, brochettes et bouchées avant de retourner se coucher.



À la veille de notre départ vers la Mongolie, quelques courses s’imposent : lait hydratant, madeleines, pistaches et pipas pour grignoter lors de nos 30 heures de train, 3L d’eau, livres en français trouvés dans la librairie de l’institut français de Beijing. L’après-midi, nous déambulons dans les parcs de la white pagoda et du Zhongshan. On ne rentre pas trop tard pour finir nos sacs. Étant passés plusieurs fois devant un restaurant où faire ses grillades soi même, on décide d’y passer notre dernière soirée. On copie un peu nos voisins pour gérer la cuisson et les mélanges. C’est délicieux !



Conclusions chinoises par Médy. C’est une Chine beaucoup plus posée que j’ai trouvé 8 ans après ma première venue. C’est peut-être uniquement justifié par la période différente de visite. Les personnes sont moins bruyantes. Il est toujours possible d’en entendre un répondre au téléphone en faisant participer l’ensemble du train. Mais c’est beaucoup plus rare et à un niveau de décibels bien plus faible. Les coups de klaxon sont encore bien présents mais en quantité tout de même plus faible. Un plus grand nombre de personnes semblent réellement patientes. C’est également visible dans les files d’attentes où seulement quelques petites vieilles essayent encore de gruger. La plupart des gens semblent utiliser les poubelles présentes partout. Ils font même des détours pour jeter leur plastique ou se baissent pour ramasser les coquilles de pistaches ! Je ne suis par contre pas vraiment sûr qu’ils fassent complètement attention à quelle poubelle ils destinent leurs déchets. Recyclables ou non, de toute façon, si ça se trouve, les deux se retrouvent probablement dans les mêmes centre de traitement des déchets. C’est Estelle qui a repéré la première de grandes étendues vert fluo depuis l’avion (elle m’a piqué mon hublot aussi !). Ce sont en fait de grands filets qui permettent de contenir la poussière. On en a vu vraiment partout par la suite et c’est une initiative plutôt pas mal à mon goût.


Conclusions chinoises par Estelle. Je me suis inquiétée pour rien : oui il y avait beaucoup de monde mais je me suis sentie très à l’aise, que ce soit à Beijing, à Goubeikou ou à Xi’an ! Même si beaucoup de monde nous regarde, il y a un peu de curiosité mais aussi beaucoup de bienveillance dans les sourires croisés. Nous avons sûrement été dans les endroits les plus touristiques du pays, ça explique peut être que beaucoup de choses soient écrites en anglais. Mais plusieurs personnes nous ont parlé anglais, simplement par gentillesse. Il y a même un petit garçon qui m’a demandé que je le prenne en photo avec Médy dans un anglais parfait ! J’avais aussi très peur de la nouriture, mais à part la mauvaise expérience d’une « crêpe-omelette cheese-durian » (j’avais juste vu « crêpe au fromage ») tout était très bon ! J’ai même retrouvé des saveurs de Guyane (ça fait toujours plaisir).


30/10/2018

Derniers jours en Amérique du Nord ... 🇨🇦 🇺🇸

C’est la rivière Kootenay qui nous accueille au Canada. Brume, transparence, conifères et jolis galets... images typiques de la région. Pour se dégourdir les jambes après notre nuit de route, on fait une petite balade jusqu’à un lac. Si nous marchons au soleil sur les feuilles d’automne sur le premier versant de montagne, on se retrouve vite dans la neige sur le suivant ! On ne traîne pas pour manger notre pique-nique de peur d’attirer les ours ! On fini la journée dans les eaux thermales du coin... entre 37 et 41 degrés... on est bien ☺️ Comme la météo annonce des températures inférieures à 0, on a réservé dans le Cedar Motel. Pareil pour nos 3 prochaines nuits à Banff, ce sera le Red Carpet ! Les prix entrent dans notre budget (60CAD) ce qui n’est pas le cas à Jasper ou au lac Louise (autour de 200CAD la nuit).


Le lendemain sur la route pour Banff, on patauge dans la peinture et on escalade un canyon taillé dans le marbre... la classe 🤠





Sur les conseils du visitor center du lac Louise, et après la balade périlleuse dans le johnston canyon, on se munis de « cleats ». Ce sont des chaînes à crampons à ajouter aux chaussures. Ça nous servira en Russie et devient indispensable pour une belle randonnée, entre glaciers, lacs et montagnes. Sous le soleil, sifflés par un Pika ou deux... vive la nature ! On se sent humains améliorés avec nos pieds qui ne glissent pas sur la glace ! Le lac Louise est le seul à ne pas être déjà entièrement gelé. Sa belle couleur turquoise est due aux particules très fines broyées par les glaciers.




Le lendemain c’est autour de Banff que l’on se promène... avec la musique de Pocahontas dans la tête « peux-tu peindre en milles couleurs, l’air, du vent ? ».



C’est ensuite sur la « Icefield Parkway » en direction de Jasper qu’on passe la journée : entre les montagnes et les glaciers, le vent surgelé et le soleil, on apprécie l’abris de la voiture et les sièges chauffants ! Précision pour le vent surgelé, on parle de vent catabatique car l’air refroidi par le glacier devient plus lourd et dévale la pente jusqu’aux petits humains que nous sommes.





Ce soir nous dormons au camping Wapiti, la tente est heureuse d’etre installée après 4 nuits de repos ! On a un peu froid dans la nuit... et encore plus froid le matin ! En ouvrant la tente, la toile reste bien droite, elle est (sur)gelée ! On part se réchauffer chez Tim ! Sur le chemin, on croise plein de wapitis que le froid n’a pas l’air de déranger ! Après avoir replié la tente, la balade Old-Fort Point nous enchante. La vue sur la vallée et les montagnes est super ! Quelle jolie surprise de croiser les Big Horn Sheep sur notre chemin :) On se retrouve ensuite dans une jolie forêt... notre dernière marche au Canada sera un beau souvenir 🙃




La deuxième partie de la journée est réservée à la descente vers Kamloops ! Entre gros orages et feux de forêt, on croise un Coyote qui regarde les vaches... On est heureux d’arriver au camping de Kamloops : seuls en tente, près de la rivière, 15 degrés, on se fait un dîner de rois aux lumières des bougies. On rend un peu jaloux les habitants des camping car et bus aménagés 😛 On savoure ce moment de bonheur pleinement, on se sent tellement vivant !


Nous sommes vendredi, en route pour le Parc National Olympic ! La traversée de la frontière se fait plus facilement qu’il y a un mois, même si nos deux pommes sont parties à la poubelle ! Le douanier est surpris que l’on ne fasse pas Halloween sur le sol américain. C’est vrai qu’on n’y avait pas pensé en réservant les billets d’avion. C’est sûrement pour ça qu’ils étaient moins cher ! On rejoint le traversier à 16h45 pour un départ prévu à 18h... on en profite pour ranger la voiture et réserver nos deux premières nuits à Irkoutsk ! Bientôt on sera sur un autre continent, mais pour le moment on se dirait un peu en Bretagne.

La pluie intense et la nuit nous empêchent d’apprécier notre première soirée sur la péninsule de l’ouest. Mais qu’est-ce qu’on dort bien quand on est au sec sous la tente ! On hésite un peu à se lever vu ce qui tombe à 8h... Médy nous prépare quand même le thé sous la pluie battante. La lumière traverse légèrement les nuages quand on découvre l’endroit où nous avons dormi. On se trouve dans une forêt ancienne où les vieux arbres côtoient les rochers moussus, à moins que ce soient des trolls ... Sur le chemin de notre première cascade c’est le soleil qui vient nous dire bonjour ! Les cascades et rivières encore fumantes ont l’air de s’exprimer pleinement après cette nuit mouillée ! Le chemin pour la deuxième cascade nous fait passer par une vieille forêt moussue. C’est vert partout, c’est trop beau ! La forêt sera ensuite grandiose le long de la Hoh River, on n’a plus les mots tellement l’ambiance est incroyable, magique ... Ce midi, notre réchaud nous a abandonnés au parc de la ville de Forks (oui oui, celui de Twilight !🧛🏻‍♂️). On a donc mangé une pizza... mais pour ce soir, est-ce qu’on campe comme prévu, est-ce qu’on rachète du gaz ? Changement de plan, on réserve un motel au nord de Seattle pour être aux premières heures chez Boeing demain matin ! De toutes façons il pleut et la nuit est bientôt là. On longe l’océan Pacifique par l’est une dernière fois, on rend visite à un énorme cèdre et en route pour la grande ville !






Ce lundi matin, nous pensons à Marion en mangeant nos pancakes 🥞 avant de rejoindre les gros oiseaux sans plumes. J’ai bien du mal à comprendre ce que dit le jeune guide américain, mais il paraît qu’on peut loger un Disney Land dans le hangar et avoir encore de la place pour y ajouter quelques attractions !

Est-ce un petit coup de déprime qui nous prends à la veille de quitter l’Amérique du Nord ? Peut-être... pas facile de tout ranger, ça ressemble à une fin de vacances ! Est-ce qu’on est triste de quitter notre partenaire de voyage bleu, polluant mais confortable ? Oui, je pense que ses sièges chauffants vont me manquer... Est-ce que la famille, les copains et même les collègues nous manquent ? C’est fort possible... Mais le train train du quotidien ne nous manque pas encore ! Est-ce qu’on appréhende cette partie du voyage où nous serons moins seuls et peut-être moins libres de nos mouvements ? Oui, un peu... on avait pris des habitudes, une coordination des matins et des soirs, des prises de décisions et de nous laisser porter là où la route nous mène...

Mais on a aussi hâte ! Hâte de voir la muraille de Chine, hâte de voyager en moyen de transport collectif, hâte de découvrir la Mongolie et nos guides, hâte de traverser la Russie ! Et puis nos hôtes de Seattle sont trop chouette : douche avec de la pression 🚿, lit douillet 🛌, cuisine toute équipée, machine à laver, sèche linge, et pour couronner le tout une super déco dans toutes les pièces (Médy kiffe la tête de lit en cuir). Ça aide à se reposer, à se sentir bien. Ils sont trop forts ces artistes !



Les sacs sont quasiment prêts pour un nouveau voyage. Quelques objets sont retournés chez Walmart car bientôt inutiles. Pas mal de nos compagnons de route ont été déposés dans un thrift shop : les oreillers, le réchaud, les bougies, les caisses, etc. La tente est expédiée par la poste US pour nous alléger quelques temps. Un petit tour dans le centre de Seattle et nous finissons au sommet du Sky View Observatory. Depuis le temps que nous parlions de découvrir le vin de Washington, c’est au sommet de la ville qu’on y goûte enfin !



Voici les playlists que l’on a dans la tête après de nombreuses milles dans nos oreilles.

🐻 Côté animaux, le compte est :
  • 100aines de chevreuils / cerfs / biches / bambis à moins de 10 mètres
  • 100aine de dindons sauvages
  • 4 castors
  • 2 marmottes
  • 5 orignaux
  • 4 ours noirs
  • 100aines de chipmunks
  • 100aines d’écureuils
  • 100aines d’outardes
  • 1 chouette
  • 4 serpents
  • 100aine de piverts 
  • 6 ratons laveurs
  • 10aine de grues du Canada 
  • 100aines de chiens de prairie
  • 100aines de bisons
  • 1 loup
  • 3 coyotes
  • 100aine de wapitis 
  • 100aines d’antilopes d’Amérique 
  • 15aine de mouflons
  • 1 pygargue 
  • 10aine de vautours
  • 1000ers d’oiseaux petits et gros non identifiés 
  • 1 scolopendre 
  • 1 colibri
  • 10aines de pélicans
  • 2 pikas

24/10/2018

Remontons vers le nord 🇺🇸

Nous choisissons de passer par 3 parcs nationaux en remontant vers le nord : Redwood, Crater Lake et Olympics... cela nous laisse le temps de repasser au Canada pour les parcs des montagnes ! Vu les kilomètres entre Yosemite et Redwoods on se dit qu’on ferait bien une petite halte au milieu... ça tombe bien, il y a San Francisco !



C’est chouette d’arriver à San Francisco par un grand pont qui nous fait imaginer qu’on arrive sur une île ! On suit Lonely Planet pour trouver un endroit où se garer : les places de parking longent la piste cyclable au bord de l’eau et aux pieds de la ville. La ville est sur plusieurs buttes, cela crée plein de points de vue super sympa dans les rues et les parcs. Dans l’un d’eux, un joli colibri butine les fleurs. Dans un autre, on observe d’immenses eucalyptus. Sur les quais, on aperçoit les pélicans faire du rase-motte. En une après-midi on a l’impression d’en avoir fait un beau tour ! Et la traversée du Golden Gate 🌁 termine en beauté cette excursion ! Comme on n’aime pas les bouchons, on s’arrête à une pizzeria sur la route : c’est aussi une jolie surprise. Pizzas trop bonnes, service et préparation par des mexicains hyper chouettes. Médy goûte même le Coca-Cola importé direct du Mexique (à base de pure canne à sucre), ça a l’air bon :)



Tous les herbergements restant pour ceux qui s’y prennent au dernier moment sont hors de prix. On a donc réservé un campsite 🏕 au KOA, au nord de San Francisco. On y arrive de nuit, odeur de Bretagne puissance max. C’est génial de quitter les lieux le lendemain avec un paysage de Bretagne : route sinueuse et défoncée, petits champs et arbres, odeur de vache :) Bon il y a plus de fils électriques qu’à Guillac, mais c’est la seule différence !

En route pour Redwood : on a réservé un emplacement à l’entree des parcs, au bord de l’ocean Pacifique et des lagunes ! Le temps est gris tout le long du chemin. Et même si on voit de belles vagues, on se dit que ça doit être plus joli avec quelques rayons de soleil ! Arrivés au camping, on est prévenus, ici les wapitis sont les rois ! Au moment de sortir de la tente, vérifiez qu’ils ne sont pas à côté de vous (parce qu’apparemment ils sont curieux et parfois susceptibles) ! Au final on les aura vu deux fois à plus de 100 mètres :)

En se promenant après avoir installé la tente, on tombe par hasard sur la balade Lady Bird. Et là... les arbres géants, leur mousse, les fougères, les immense cabanes que le feu a formé, le brouillard et le soleil... c’est magnifique ! On a les mêmes sensations folles le lendemain matin en traversant le parc, à part qu’on n’est plus tous seuls ! On croise d’ailleurs un homme surprenant, qui nous donne le slogan de son nouveau produit : where is Joe ! On rigole bien, quelques heures après, en se souvenant du délire en Dordogne « where is Jo » !




Direction Crater Lake, le lac le plus profond des USA, au cœur du cratère d’un volcan ! On se régale de tant de beauté en y arrivant avant le coucher du soleil !


Et puis... on pense à essayer de trouver un endroit où dormir avant la longue journée de route en direction de Banff... pour au final décider que l’on n’est pas fatigués et qu’on ferait bien la route de nuit ! On recharge les batteries devant le soleil couchant et c’est parti ! La nuit venue, on croise de nombreux cerf hémione qui hésitent à traverser. Et un coyote qui lui n’hésite pas ! On est prudents quand la signalisation nous avertis... et puis c’est agréable de croiser moins de monde sur la route. C’est sans compter les énormes camions vêtus comme des boules à facettes, les usines immenses qui font disparaître toutes les étoiles, les aires de repos, les stations essences, etc. En se relayant, on traverse la frontière canadienne au petit matin. Lever de soleil sur les rivières, brouillard coloré... on est fatigués mais heureux ! Surtout en arrivant devant le Tim Hortons lorsqu’on se demande : on fait quoi aujourd’hui ? Vous saurez tout sur nos derniers jours au Canada dans le prochain article !


Pour info, on aura fait 1618 km en 2 jours et 1 nuit : 18 km de plus que Rochefort -> Berlin !

🐻 Côté animaux, le compte est :
  • 100aines de chevreuils / cerfs / biches / bambis à moins de 10 mètres
  • 100aine de dindons sauvages
  • 4 castors
  • 2 marmottes
  • 5 orignaux
  • 4 ours noirs
  • 100aines de chipmunks
  • 100aines d’écureuils
  • 100aines d’outardes
  • 1 chouette
  • 4 serpents
  • 50aine de piverts 
  • 6 ratons laveurs
  • 10aine de grues du Canada 
  • 100aines de chiens de prairie
  • 100aines de bisons
  • 1 loup
  • 2 coyotes
  • 100aine de wapitis 
  • 100aines d’antilopes d’Amérique 
  • 10aine de mouflons
  • 1 pygargue 
  • 10aine de vautours
  • 100aines d’oiseaux petits et gros non identifiés 
  • 1 scolopendre 
  • 1 colibri
  • 10aines de pélicans
PS : la carte de notre parcours est disponible ici !